Nous l’avions prédit, et le miracle Parcels fut. Après un EP encensé de tous les côtés, le quintet le plus excitant du moment était à Paris hier soir. Instagram était tout feu tout flamme, on vous raconte.

Le résultat ? Une avalanche d’éloges et d’émojis : « fabuleux », « énormissime », « le futur de la pop », « magique »… les commentaires parlent d’eux-mêmes et justifient la recherche furieuse de places sur l’event facebook les jours précédant le concert. En fond de scène, le nom du groupe dans une police rétro, tout simplement. Sur scène, l’alignement astral de deux claviers, une guitare et une basse, tout naturellement. Appuyé par un light show d’une pureté blanche éblouissante, Parcels montrent au public parisien l’étendue de leurs possibilités pop, grâce à une fluidité expérimentée et des chœurs à l’unisson.

@julia_arcticfan

Ce n’est pas la première fois que nous évoquons le cas Parcels. Quelle est sa force ? Quelle est la recette magique qui fait tant parler ? Oui, l’alchimie interne y est pour beaucoup, les poussant sur des chemins toujours plus prestigieux. Mais le groupe cultive également l’attente, grâce à une promotion basée sur un teasing systématique. Des campagnes digitales portées par le label Kistuné, conscient de tenir dans ses mains une pépite aux ressources inépuisables. Omniprésents sur les réseaux sociaux, Parcels développent un sens du cool australien qui leur est propre et se révèlent experts en esthétique stylistique.

@poky_thepanda

Une anecdote narrée par JD Beauvallet pour les Inrocks illustre à elle-seule le potentiel du tourbillon Parcels. Nous sommes le 19 novembre dernier à la Boule Noire. Alors qu’ils descendent de scène, laissant un public aux sourires béants, Thomas Bangalter vient les féliciter en personne. Une moitié de Daft Punk et cinq de leurs admirateurs réunis à Pigalle. Une histoire comme on en avait plus connue depuis longtemps. Pourvu que ça dure !