Comme beaucoup l’ont vu, We Love Green 2018 nous gâte cette année avec une programmation folle ! Mais derrière les grands noms, d’autres belles surprises en live sont à prévoir !

Après le choix de miser sur des légendes l’an dernier (Justice, Abra, Moderat, Solange, Nicolas Jaar, Action Bronson etc.), We Love Green mise cette année sur la crème de la crème de la scène indé, pour notre plus grand plaisir !

Mais derrière tous ces grands noms se cachent des groupes qui seront, sans aucun doute, les surprises de cette édition 2018!

Gus Dapperton

Tout a commencé l’été dernier avec un single, I’m Just Snacking, qui nous colle encore aujourd’hui aux oreilles. La recette a pourtant un goût de déjà-vu : une guitare enlevée, une mélodie qui brille au clavier, une cloche claquante et une voix adolescente. Gus Dapperton est encore mineur chez lui, à New-York, mais porte déjà des tubes majeurs. Le dernier en date, Prune, You Talk Funnyest accompagné d’une vidéo à l’esthétique 80’s dans laquelle Gus Dapperton se prête à un marathon de petits pas de danse, jusque dans les couloirs de son lycée.

Souvent réduit à sa coupe au bol (ou de sous-tasse à café, tant elle est courte) et sa garde-robe fluo, Gus Dapperton a tout pour être la surprise masculine pop de 2018 et succéder ainsi à Yellow Days. Il reste une marche à gravir, avant un album que l’on espère pour cette année : la scène. Le jeune new-yorkais est prêt à conquérir l’Europe lors d’une longue tournée dont son étape parisienne a été l‘Olympic Café et une date surprise au Pop Up. C’est au tour de We Love Green d’avoir l’honneur  de l’accueillir.

Il jouera le dimanche 3 juin.

Cannibale

Encore trop méconnu sur la scène rock, les Français de Cannibale doivent leur nom au fait qu’ils pratiquent « une sorte de garage exotique » où la moiteur tropicale du groove bouffe lentement toutes les idées reçues sur ce que devrait être une sortie Born Bad. Si cannibalisme il y a sur ‘ No Mercy For Love ‘, c’est donc plus en référence aux rythmes caribéens qu’on entend parfois, ainsi qu’à ce psyché de cambrousse, qui font de ce premier album une sorte d’anomalie au pays des 35 heures.

Le début de cette jeune carrière a fait naître « No Mercy Of Love » en mars 2017, à savoir un étonnant mélange entre cumbia, rythmes africains et rock garage ; dit autrement, une sorte de chainon manquant entre Fela Kuti, les Doors et The Seeds.

Ils joueront le samedi 2 juin.

Deena Abdelwahed

D’un morceau à l’autre, on nous projette dans la chaleur des dunes, les volutes de fumées, les nuages d’épices et de poussière. Tout en battant la mesure on se laisse entrainer par des rythmes et des basses, dignes des grands DJ berlinois ou londoniens.

Tout droit débarquée de la scène underground tunisienne, Deena Abdelwahed représente cet élan de jeunesse qui souffle sur les pays arabes. Sur les pas de d’A-Wa, de Bachar Mar Khalifé((qu’elle a récemment remixés) ou encore d’Amine K, elle poursuit le mouvement visant à promouvoir et s’approprier les codes d’une nouvelle musique orientale.

Après avoir traversé différents collectifs (notamment Arabstazy), c’est chez Infiné qu’elle a été accueillie à son arrivée en France, démontrant qu’elle a parfaitement sa place auprès d’artistes électroniques de qualité.

Elle jouera le dimanche 3 juin.

Myth Syzer

C’est il y a un peu plus d’un an et demi que nous découvrons ce beat maker, tantot derrière le talentueux Ichon, mais également derrière le Prince Waly ou carrément les deux ensemble pour le titre ‘Zero’. L’an dernier, c’est le titre estival ‘Le code’ avec Ichon, Bonnie Banane et Muddy Monk qui lui permet surtout de gagner en notoriété.

Ce titre nous prouve également qu’il était capable de prendre le micro et de composer une vraie chanson d’amour moite, qui tenait autant de Frank Ocean et The Internet que de Laurent Voulzy.

Le premier album de Myth Syzer« Bisous » est sorti le 27 avril dernier. Le producteur originaire de la Roche sur Yon a invité tout un tas de collaborations de nature qualitative : Lolo Zouaï, qui y chante en anglais et en français, mais aussi  IchonBonnie Banane et Muddy Monk ensemble, Hamza, Aja, Oklou, Doc Gyneco, Romeo Elvis ou encore Loveni.

Après des passages remarqués dans les médias, Quotidien en tête de proue, avec ses comparses Bonnie Banane et Ichon, nous avons hâte de découvrir son live!

Il jouera le samedi 2 juin.

Superorganism

Trois petits jours. Nous aurons seulement attendu trois jours pour découvrir le clip de l’année 2018, celui du titre Everybody Wants To Be Famous de Superorganism. Une compilation loufoque de tout ce que le web détient de plus kitsch : chats maléfiques, soda à la crevette et une chanteuse en hologramme. Orono, n’a que dix-sept ans mais déjà l’assurance d’une reine de la pop. Réduire Superorganism à sa chanteuse serait une lourde erreur tant ce collectif de sept musiciens + un graphiste a vécu dans leur maison partagée de l’est londonien ce qu’un groupe a besoin de vivre avant de prendre la route.

Repérés par le label Domino, Superorganism n’a qu’une dizaine de concerts derrière eux, dont l’un mémorable aux Transmusicales 2017, mais ont déjà signé pour une tournée 2018 qui l’a emmené jusque Brooklyn, en passant par le Café de la danse le 18 février dernier avec la très chère Pi Ja Ma en première partie. Cette bande de zinzins venus des quatre coins du globe seront partout cette année, mais surtout dans votre tête. Non contents de nous avoir fait chanter sous la douche avec Something For Your M.I.N.D., ils nous ont rendu accros après leur premier album parut le 2 mars dernier.

Elle jouera le dimanche 3 juin.